Claude Monet et Frédéric Bazille

Claude Monet, un impressionniste de grande renommée

Depuis le 16 février et jusqu’au mois de mai le M. H. De Young Museum de San Francisco qui expose sur les dernières années du peintre impressionniste.

Moi, je souhaiterais, vous parler des premières années du peintre, évoquées dans un beau roman biographique de Michel Bernard intitulé « Deux remords[1] de Claude Monet ».
Toute la vie de l’artiste et l’histoire de son œuvre sont retracées mais pas uniquement.
On y apprend dans ce très beau roman les épreuves auxquelles Claude Monet a du faire face avec, dans la première partie de cet ouvrage,  la disparition de son cher ami Frédéric Bazille.

Cher lecteur qui connaissez Claude Monet, connaissez-vous également Frédéric Bazille ?

Frédéric Bazille,  l’ami de Claude Monet est aussi un peintre impressionniste

Frédéric Bazille était originaire de Montpellier, cette ville dont l’atmosphère méditerranéenne nous est si bien retranscrite dans le roman  empreint[2] de poésie  de Michel Bernard : « Il [F Bazille] évaluait le gris poussière et le noir des plantes grandies dans les plis du roc éblouissant, le bleu presque blanc du ciel du matin, filé des reflets verts de la mer proche, et en dessous, dans l’ordre que leur avait donné son père, les longs traits de la vigne. »

Frédéric Bazille, un ami cher de Claude Monet mais aussi un mécène[3] car issu d’une famille de notables aisés était lui-même un peintre impressionniste français mais la vie de l’artiste a dramatiquement pris fin du fait de son engagement dans la guerre.
Qui sait si, alors, son talent aurait destiné à une grande renommée telle celle de ses amis peintres: Monet, Sisley, Renoir ?    

« C’était là, dans ce climat, devant ces paysages, qu’il sentait sa manière s’épanouir, entrer en accord intime avec le monde. Ses meilleurs tableaux, les plus ressemblants à lui-même, il les avait faits ici. Le mot « lumière » qu’il disait à Paris quand il parlait peinture avec ses camarades d’atelier et ses amis, Monet, Renoir et Sisley, ce mot qui exprimait ce qu’il voulait, comme eux, saisir et rendre sur la toile, c’est ici qu’il s’était gorgé de sens, de matière. Il lui semblait que son sang était mêlé de cette lumière du Midi. Sa peau l’aimait. » Extrait

A Paris, le musée d’Orsay a consacré une exposition il y a deux ans à l’artiste.

Le musée Fabre à Montpellier, dans la région Occitanie, sud de la France

Aujourd’hui, c’est à Montpellier, sa ville native, que je vous invite pour découvrir l’œuvre de Frédéric Bazille et saisir comme lui les reflets de cette lumière particulière.

Le très beau musée Fabre vous permettra de découvrir ou de mieux connaître ce peintre et pour finir, je vous invite à regarder cette photo, une reconstitution  fidèle dans la propriété familiale du domaine de Méric  d’un tableau de Frédéric Bazille intitulé « Portrait de famille » .

Son  tableau est accepté au Salon de 1868, alors que ceux de Monet, plus audacieux, sont refusés. Modeste, Bazille s’en étonne, écrivant que le jury donna son accord « je ne sais comment, il est probable qu’on se sera trompé ».
Je vous invite aussi à la lecture de cette biographie « Deux remords de Claude Monet » aux Editions La Table Ronde, qui vous permettra de découvrir Claude Monet, l’homme  et pas seulement le peintre et également des figures importantes de sa vie comme Frédéric Bazille.

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Reconstitution de"Portrait de famille" de F. Bazille

[1] remord nom masculin : remorse
[2]empreint(e) adjectif : marqué
[3]mécène nom masculin : sponsor

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